Classe de M. Serge (gr 502)

Bonjour! Bienvenue sur la page de la classe de M. Serge – 5e année

 

 

 

 

 

 

Résumé des évaluations des apprentissages de la 5e année

 

Année scolaire 2017-2018

Année scolaire 2016-2017

Année scolaire 2015-2016

Année scolaire 2014-2015

Année scolaire 2013-2014

Année scolaire 2012-2013

Vidéo « Apprendre avec plaisir »

Plans de travail

Correction d’un texte: ponctuation, orthographe, etc. (Cliquez sur le A)

Documents utiles

Pédagoliens

Cette année, votre enfant fréquentera la première année du 3e cycle. Il s’agit d’une année  importante dans la vie scolaire de l’enfant… comme les autres d’ailleurs!

Mon but premier est celui que votre enfant puisse réussir son année tout en étant heureux et fier! Il est vrai que la réforme scolaire est en place, cela demande une adaptation de la part l’élève et du parent, mais sachez que nous travaillons tous en collaboration pour le bien de votre enfant.

Aujourd’hui, l’enseignant n’est plus perçu comme possédant toutes les connaissances à enseigner à l’enfant en apprentissage. L’enseignant est un catalyseur, un initiateur pour que l’enfant actualise ce qu’il sait déjà, car sachez que les enfants en savent des choses… et ils ne partent pas de zéro!!   Faisons donc en sorte de parfaire ses connaissances, ses compétences et attitudes nécessaires afin d’atteindre ce qui est exigé dans le cadre du programme scolaire de la 1ère année du 3e cycle.

Oui, il est vrai que je suis exigeant, encadrant… mais je suis souple et blagueur à mes heures quand tous collaborent à la réussite! Le travail appliqué, l’attention, la participation et le respect des consignes et des gens sont fondamentaux pour moi. La collaboration du parent est essentielle également.

Les plans de travail regroupant les études et devoirs se retrouvent sur le site de l’école, soit sur la page actuelle (voir Plans de travail) et sur la page d’accueil  à droite vers le bas.  Ils sont mis en ligne le plus souvent dès le vendredi.  De cette façon, l’élève peut organiser sa semaine s’il doit s’adonner à des activités sportives ou autres. Pour ceux qui n’ont pas Internet, je donne une copie du plan de travail dès le vendredi.

Enfin, les parents peuvent me contacter à l’école pour me parler au téléphone ou me rencontrer. Vous n’avez qu’à prendre rendez-vous soit avec moi ou avec la secrétaire.  Je possède également  un courriel paulchagnon502@hotmail.com.

Sur ce, je nous souhaite une bonne année scolaire, remplie de surprises, de joies, de succès, et de collaboration! À la réussite de votre enfant!

Bonne année scolaire dans la classe de M. Serge à Paul-Chagnon!

Texte puisé dans le journal « Le devoir »
Septembre 2014
«Moi, mon enfant», ou les parents trop protecteurs

Marc-André Girard – Auteur et directeur des services éducatifs dans un établissement d’enseignement privé | Éducation

Les critiques souvent virulentes d’un parent à l’endroit d’un enseignant ou d’un membre de la direction ont tendance à favoriser la reproduction du même comportement chez l’élève. Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les critiques souvent virulentes d’un parent à l’endroit d’un enseignant ou d’un membre de la direction ont tendance à favoriser la reproduction du même comportement chez l’élève.

Si vous évoluez dans le milieu scolaire, vous avez certainement plus d’une anecdote à raconter à propos d’un phénomène qui prend de plus en plus de place dans le quotidien des différents professionnels scolaires : enfant roi, parent roi, parent hélicoptère, etc.

Au centre de cette crise de confiance envers le milieu de l’éducation se trouve une réelle opposition de perception sur le rôle du parent au sein de l’éducation de son propre enfant. D’où le fameux « Moi, mon enfant… » qui inaugure trop souvent les phrases d’intervention de parents interagissant avec un enseignant ou un cadre scolaire. Relevant désormais du cliché, ce bout de phrase significatif démontre bien que le parent s’affiche comme seul expert de son enfant, comme celui qui connaît le mieux les besoins de celui-ci et qui espère les imposer au milieu scolaire.

Ainsi, trop souvent, le parent estime qu’en aplanissant le parcours de l’élève et en purgeant son cheminement des défis qu’il risque de rencontrer, on évitera les écueils qui pourraient abîmer sa sacro-sainte estime personnelle. En réalité, c’est tout le contraire qui risque de se produire. Un élève qui se bute à des obstacles dans son parcours scolaire développe des aptitudes de résilience et développe des outils qui lui seront utiles durant toute son existence. De plus, une saine confiance en ses moyens s’établira petit à petit. L’élève prend conscience de ses forces, de ses faiblesses. Pour ce faire, il peut compter sur l’aide de ses enseignants et de tous les intervenants en milieu scolaire qui sont à sa disposition. Le meilleur moyen de se défaire définitivement d’une situation difficile n’est pas de l’éviter, mais plutôt d’y demeurer en développant des compétences pour y remédier définitivement.

Si l’élève ne confronte pas ses propres limites et qu’il n’apprend pas à déployer des stratégies pour faire face à ces obstacles, il ne fait que reporter ces situations qu’il affrontera éventuellement dans la vie adulte, sur le marché du travail. Et à ce moment, il risque de ne pas être muni des outils qu’il aurait dû se donner étant jeune. Cet adulte risque malheureusement d’être dépourvu d’une volonté de persévérance et d’être en proie plus facilement à l’abandon face aux défis qui se dresseront devant lui. Il aura de graves difficultés à relever des défis professionnels et personnels.

Soutien mutuel

La relation entre le milieu scolaire et le milieu familial en est une de complémentarité. Le premier complète l’oeuvre éducative familiale. C’est en ce sens que le parent doit être un allié du cadre scolaire ; tous devraient travailler dans le même sens afin d’assurer rigueur, cohérence et cohésion entre les deux milieux de référence pour les jeunes. L’école travaille en parallèle à la dynamique familiale et, tout comme le parent, elle vise ce qu’il y a de mieux pour ses protégés ; en fonction de ses moyens, de ses possibilités. Dans la forte majorité des cas, l’école soutient l’intervention parentale auprès de l’élève ; il est primordial que le milieu scolaire jouisse également du soutien des parents. Émerge de cette relation bipartite une cohérence riche. Au contraire, lorsqu’un parent remet en question l’autorité scolaire, il envoie un message incohérent à son enfant, donne l’impression qu’il ne la respecte pas. Il ne faut pas s’étonner que l’enfant, à son tour, la défie.

Pourtant, le milieu scolaire est souverain par rapport à celui des parents. Étant donné que le premier est une grande famille qui dépasse parfois 2000 enfants, il doit se donner des règles propres à celui d’un milieu public peuplé de mineurs. Si, sur le fond, tous s’entendent sur la pertinence de ces règles de vie, il n’en demeure pas moins que le discours de certains parents change souvent, surtout lorsque ces règles ont des conséquences négatives directes sur son propre enfant. Et c’est à partir de ce moment — lorsque le parent choisit ouvertement le camp de son enfant, en s’opposant à une décision de l’école par exemple — que les problèmes surviennent. Les critiques souvent virulentes d’un parent à l’endroit d’un enseignant ou d’un membre de la direction ont tendance à favoriser la reproduction du même comportement chez l’élève en plus de confirmer ce dernier dans une situation d’invulnérabilité face au soutien de son propre parent, et ce, même si l’enfant a tort et qu’il a commis une erreur.

Le problème, bien souvent, est le lien affectif du parent avec son enfant. Lien que nous pouvons illustrer comme un prolongement du cordon ombilical. Certains parents sont toujours ainsi branchés sur leur enfant. Ils ont du mal à laisser l’élève affronter lui-même ses difficultés. Il est clair que le rôle parental doit être celui d’accompagnateur et non celui de facilitateur.

L’engagement des parents dans la vie scolaire de leur enfant est évidemment souhaitable. Les raisons de leur engagement sont d’autant plus importantes que le but avoué est le souci de participer au travail d’équipe, au bénéfice de l’enfant.

L’antidote à cette situation est la valorisation tant de la profession enseignante que du monde scolaire. Bien peu de patients contestent leur médecin et encore plus rares sont les passagers qui critiquent le pilote de leur avion en plein vol. L’oeuvre éducative, pilotée par les enseignants et l’équipe-école, aura des résultats à très long terme, bien au-delà des simples résultats scolaires. Il faudrait donc changer la vision que la société a de l’éducation. Le monde scolaire participe activement à la formation de citoyens en devenir. Cette contribution doit être reconnue socialement. Et cela devrait commencer, selon moi, par le respect de l’autonomie du monde scolaire.

Les devoirs – une opinion  de M. Stéphane Laporte ( Le Devoir – 6 septembre 2014)

Il y a de cela très longtemps, j’arrivais de l’école à 16 h. Ma mère me donnait un jus de raisins et des biscuits au gingembre. Je m’installais devant la télé. Je regardais Bobino et La Boîte à Surprise. Puis, j’allais dans ma chambre faire mes devoirs, avant d’en ressortir à 18 h pour le souper familial.

Ce fut ma routine durant toutes mes années d’école primaire. Jamais ma mère ou mon père ne m’ont aidé à faire mes travaux. C’était mes devoirs, pas les leurs. Quand j’étais bloqué, j’allais dans la bibliothèque du salon, chercher les tomes de l’encyclopédie. Tout y était. En ordre alphabétique. Les réponses à des problèmes d’histoire, de géographie, de français, de biologie, etc. Fallait juste savoir chercher. Et chercher longtemps. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est une encyclopédie en plusieurs volumes, c’est comme Wikipédia, mais avec des faits véridiques. Seulement vrais. Car au lieu d’être rédigé par n’importe qui, c’était rédigé par des savants. Pas bête comme procédé.

Ce qui avait de bien avec les devoirs, c’est que ça nous permettait de réfléchir à ce que nous apprenions, en solitaire. Tout seul. Que nous et le problème à régler. Pas d’équipe. Pas de prof. Juste nous et les capitales des pays. Juste nous et les phoques. Juste nous et les multiplications. Pour douter, résoudre et retenir, la solitude a du bon. Elle permet de se concentrer, de s’accomplir. Par soi-même.

Les enfants sont de moins en moins seuls. Et donc de moins en moins indépendants.

Je ne sais pas quelle génération de parents a décidé d’aider les enfants à faire leurs devoirs. Sûrement des parents qui voulaient bien faire. Qui voulaient s’impliquer. Papa et maman vont participer à la réussite académique de Junior. Je vais la dessiner ta tortue, tu vas voir, elle va être belle ! T’auras juste à la colorier. On est mieux d’avoir un A !

C’était très attentionné de leur part, mais ils ont détourné le sens des devoirs. Le mot le dit, devoir. L’élève doit faire quelque chose. Pas le faire faire. Le faire lui-même.

Voilà qu’en 2014, ce qui devait arriver arrive, les parents sont tannés de faire des devoirs. Ça ne cadre plus avec leur horaire de début de soirée. Les courses, la garderie, les ponts bloqués, etc. Avant le souper, ils n’ont pas le temps. Après le souper, ils sont crevés. Plutôt que de laisser leurs enfants faire leurs devoirs eux-mêmes et avoir l’air de mauvais parents, pourquoi ne pas supprimer carrément les devoirs ? Ce serait bien plus simple.

C’est ce qui est en train de se passer. Le ministère de l’Éducation du Québec songe sérieusement à faire disparaître les devoirs, au niveau primaire. Dès cette année, les enfants qui fréquentent le Collège de Saint-Ambroise/Bon Pasteur, au Saguenay – Lac-Saint-Jean, n’en auront pas. On teste la formule. Des recherches prouvent que les devoirs n’ont aucun impact sur l’apprentissage et la réussite scolaire. En plus, comme on pouvait le lire dans La Presse récemment, les devoirs sont un facteur de stress et de conflit familial. Quand les parents ne savent pas la réponse, ils angoissent. Surtout si les parents du petit voisin la connaissent !

Hé ben ! Quand même étonnant d’apprendre que ce devoir où j’ai dû dessiner le Canada en délimitant chacune des provinces n’a pas eu d’impact sur mon apprentissage de la réalité politique de mon environnement. Pourtant, je m’en rappelle encore. Faut se méfier des recherches. Parfois, ce sont des devoirs mal faits.

Tant pis, si j’ai l’air rétrograde, mais je pense que les devoirs auront toujours une grande utilité. Ne serait-ce que pour faire réaliser à l’élève que l’école, ça ne finit jamais. Que nous sommes toujours en train d’apprendre. Qu’on peut toujours approfondir notre savoir.

Un devoir, c’est apporter un morceau d’école, dans notre chambre, dans notre vie. Et quand on le rapporte complété, le lendemain en classe, on rapporte un moment de notre chambre, de notre vie à l’école. Il y a un sentiment qui vient avec ça, qu’il importe de connaître, dès son jeune âge, le sentiment du devoir accompli. Ça peut mener loin.

Parents, ne vous sentez pas coupables, laissez vos gamins se débrouiller avec les devoirs. Aidez-les de temps en temps, si vous le voulez, mais laissez-les, la plupart du temps, se démerder. C’est bon pour eux. Bien sûr, il faut que les devoirs du primaire ne soient pas des thèses de deuxième cycle universitaire. L’idée n’est pas de décourager l’élève. Au contraire, c’est l’encourager à continuer sa quête hors des murs de l’établissement scolaire.

Bref, avant de supprimer les devoirs, peut-on juste en donner des faisables ? En une heure. Comme dans le temps.

Éliminer complètement les devoirs, c’est aussi priver les enfants d’un grand bonheur, celui d’entendre le prof dire, quelques fois dans l’année, après une journée où l’on a bien travaillé : ce soir, c’est congé de devoirs !

Il n’y a pas plus grand bonheur que celui qui n’est pas déjà acquis.

Parlant devoirs, non seulement, je suis pour la survie des devoirs, mais je suis aussi pour la survie du Devoir. J’espère que ce quotidien essentiel à la société québécoise saura traverser le temps, parce que la soif de savoir ne s’étanche jamais. Pour les petits comme pour les grands.

En finir avec les devoirs
(Journal « La Presse »  par Pascale Breton)
4 septembre 2014

Septembre sonne le retour des devoirs, sources de conflits et de stress pour bien des familles. Leur pertinence suscite un débat récurrent, au point où des écoles mettent en place des expériences pilotes pour les abolir. C’est une option à envisager pour les élèves du primaire.

Chez les plus jeunes, les devoirs n’ont pratiquement aucun impact sur l’apprentissage et la réussite scolaire, conclut l’ouvrage de référence Visible Learning.

Le chercheur John Hattie a réalisé une synthèse exhaustive de 50 000 études, réalisées dans plusieurs pays, sur les facteurs favorisant l’apprentissage. La rétroaction de l’enseignant et le lien de confiance qu’il développe avec un élève sont les plus déterminants. La lecture et l’engagement parental sont aussi importants. Mais les devoirs? L’impact est négligeable au primaire.

L’idée que les devoirs responsabilisent les élèves en les rendant plus autonomes est également répandue. Dans un avis produit en 2010, le Conseil supérieur de l’éducation soulignait pourtant que «l’influence des devoirs sur l’acquisition de bonnes méthodes de travail est peu documentée.»

Les parents sont pour leur part ambivalents sur la question des devoirs. Un sondage réalisé par la Fédération des comités de parents du Québec auprès de ses membres a démontré que 90% des répondants y sont favorables. Ils ont ainsi l’impression de savoir ce que leurs enfants apprennent en classe.

Mais 46% ont aussi affirmé que les devoirs sont une source de stress et de conflits à la maison. C’est particulièrement le cas lorsque les enfants éprouvent des difficultés scolaires.

Entre le travail, le transport et le souper à préparer, il peut être ardu de caser les devoirs dans l’horaire. Les enfants sont fatigués. Après une journée passée en classe, ils ont le goût de bouger.

Beaucoup de parents ne sont également pas outillés pour aider leurs enfants dans leurs travaux scolaires. La plupart des services de garde offrent désormais une période de devoirs pour les écoliers. Le gouvernement doit investir des millions dans l’aide aux devoirs pour ceux qui sont en difficulté.

Abolir les devoirs permettrait de récupérer ces sommes pour embaucher davantage de professionnels – notamment des orthopédagogues – qui aideraient les élèves à assimiler la matière pendant les cours et non après les classes.

Il faut s’interroger sur l’utilité réelle des devoirs. Plusieurs spécialistes sont d’avis qu’une période de lecture en famille ou une courte période d’étude pour mémoriser les tables de multiplication, par exemple, sont suffisantes. Cette formule a le mérite de pouvoir se faire de façon informelle, sous forme de jeu, tout en permettant aux parents de suivre les progrès de leurs enfants.

Abolir les devoirs laisserait du temps aux enfants du primaire pour jouer, faire du sport et s’aérer l’esprit. Les devoirs viendront bien assez vite, au secondaire, une période où ils ont plus d’impact sur la réussite scolaire.

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